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L’ange qui voulait rendre ses ailes

Consigne : Vous écrivez une histoire pour enfants (genre 9, 10 ans, CM2…), dont le titre est : « L’ange qui voulait rendre ses ailes ». Et ça commence par : Il était une fois.

Il était une fois un ange, Séraphounet, qui en avait assez de passer ses journées à virevolter auprès du Bon Dieu, à toujours être gentil, souriant, aimable et à servir de messager entre Dieu et les hommes. Il ne supportait plus d’être représenté en bambin grassouillet sur les tableaux des peintres ou en figurine de plastique à suspendre sur les sapins de Noël. Il n’appréciait pas du tout son rôle de figuration auprès du Bon Dieu où il se sentait un peu comme les mouches du coche qui s’agitent en tout sens, mais n’accomplissent rien réellement, tu la connais, cette fable de La Fontaine, oui  ? De plus Séraphounet avait une tendinite à l’épaule droite et le poids de ses ailes aggravait ce problème. Car il ne faut pas croire, des ailes, même d’ange, c’est lourd et volumineux, c’est tout-à-fait adapté aux oiseaux, mais en ce qui concerne les anges, ils ont déjà tout ce qu’il faut pour se déplacer, les ailes, c’est en quelque sorte de la déco ; il est vrai qu’elles leur servent à voler pour porter des messages, mais maintenant qu’internet existe, ils pourraient envoyer des mails, ça serait beaucoup plus simple et plus rapide.

Et puis parlons-en de ce rôle de messager : avant il n’y avait personne d’autre que les anges dans le ciel, si, tout de même il y avait des oiseaux et des insectes qu’ils pouvaient croiser en vol quand ils traversaient les cieux, mais ça allait, ce n’était pas la cohue ; mais maintenant il faut qu’ils fassent extrêmement attention, les anges, quand ils quittent le paradis, car ils peuvent rencontrer des avions, des fusées, des satellites, que sais-je encore. Et depuis le dérèglement climatique, ils peuvent même se trouver pris dans un typhon ou dans une tornade et si leurs ailes sont alors déployées, ils risquent de se les faire endommager, de se faire un froissement ou carrément une entorse d’ailes, et tu sais, il n’y a pas de kiné au paradis !!

Sais-tu qu’une fois, le Bon Dieu avait demandé à Séraphounet de transmettre un message au pape très tôt le matin de Pâques. La cata !! : arrivé au dessus de Rome, Séraphounet s’est fait percuter par une cloche chargée de chocolats qui partait à tire d’ailes les cacher dans les jardins des petits enfants romains ; quelle aventure !! notre pauvre ange était complètement sonné, il a fallu qu’il remonte comme il a pu s’allonger sur un nuage, le temps de reprendre ses esprits. Quand enfin il est rentré au paradis, en retard, les ailes toutes saccagées et avec un œil au beurre noir, il s’est fait sonner les cloches par le Bon Dieu !!

Tu vois, c’est ce jour-là que Séraphounet commença à avoir de sérieux doutes sur sa vocation d’ange ; il ne supporta pas les remontrances injustifiées du Bon Dieu, et comme il était un ange, il n’a eu le droit n’y de répondre, ni de se mettre en colère, ni de donner un coup de pied dans un nuage en disant un bon gros mot pour se soulager, rien, il a dû continuer à sourire à et agiter ses ailes gentiment, mais tristement comme les esclaves noirs auparavant qui devaient agiter des feuilles de bananier pour rafraîchir leur maître.

Il envisagea un temps de devenir ange gardien, mais toutes les places étaient prises, et puis il fallait suivre des cours, passer un examen, le réussir, attendre ensuite d’être nommé et il n’en avait pas le courage. Et puis à cotoyer les hommes quand il leur portait des messages, il avait envie de vivre, comme eux, de pouvoir jouer de la musique, danser, rire, goûter des bonnes choses comme le chocolat, les pralines, le nougat, nager dans la mer, se promener dans la forêt, admirer la rosée du matin  et tu vois, même un ange gardien n’a pas accès à ces plaisirs-là. Séraphounet devint de plus en plus triste, il battait des ailes uniquement pour ne pas tomber de son nuage et perdait peu à peu de sa lumière céleste, si bien que le Bon Dieu s’en aperçut un jour et lui parla ainsi :

–          eh bien Séraphounet, on dirait que tu ne vas pas bien, qu’as-tu  ?

–          non, Seigneur, c’est vrai, ça ne va pas, , je crois que je voudrais devenir un homme

–          un homme ? Mais tu sais bien que si tu le deviens, tu ne pourras plus jamais redevenir un ange !!

–          je sais bien, Seigneur, c’est idiot, j’ai l’envie de devenir un homme et à la fois celle de rester un ange, je ne sais pas ce que je veux !!

–          eh bien, j’ai une solution pour toi, si cela te dit. Tu connais le Mont Saint Michel, là où des hommes allaient régulièrement en pélerinage dans les siècles passés ? Eh bien ce qui me désole, c’est qu’il y a là-bas de moins en moins de religieux et de plus en plus de touristes qui y viennent, non pas pour prier, mais pour visiter, admirer le point de vue exceptionnel et pouvoir ensuite se vanter d’avoir « fait » le Mont St Michel. Je te propose de descendre sur le sommet de l’église abbatiale qui domine le Mont ; je te transformerai alors en statue recouverte d’or ; tu pourras ainsi être en contact avec les hommes que tu apercevras manger des galettes de la mère Poulard et entendras circuler dans les ruelles du Mont et ta présence rayonnante, de jour comme de nuit, rappellera aux touristes que ce lieu est un lieu saint, qu’il a été construit par les hommes au nom de leur foi chrétienne et que tu es là, vigilant, prêt à terrasser le démon s’il surgissait. Ainsi tu feras toujours partie de la première brigade des anges célestes et tu seras en contact permanent avec tes amis les hommes.

Séraphounet remercia vivement le Bon Dieu qui le nomma aussitôt archange et le baptisa Saint Michel du nom de l’abbaye du Mont.

Si tu vas un jour au Mont St Michel, tu le verras, l’archange Saint Michel, éblouissant de lumière, resplendissant tout en haut de l’abbaye, il domine le Mont et rien de ce que disent ou font les visiteurs n’échappe à son attention bienveillante.

La solitaire

Consigne :

Décrivez un personnage solitaire.

En soignant la description de ses attitudes, vêtements, gestes ou mouvements qui peuvent être autant de révélateurs « à distance » de son humeur (pas forcément triste).

En soignant la description du « décor » dans lequel il se trouve (solitude, foule, ville ou campagne, lieux divers…).

Ce n’est pas un monologue intérieur (ce n’est pas le personnage qui parle), mais ça peut être (mais pas forcément) le récit d’un témoin qui dit ce qu’il voit (c’est alors un récit au « je »)… A vous de choisir le point de vue.

Pendant que vous y serez, vous pouvez essayer de vous mettre vous-même, pendant l’écriture, dans un état de rêverie, de lenteur… L’humeur de l’écrivain au moment où il écrit peut transparaître dans son texte !

Elle est mariée, elle a des enfants, des amis, des copines, des collègues, mais elle avance seule dans la vie ; elle a compris depuis longtemps qu’à l’heure où l’on s’éveille, à l’heure où l’on s’endort, à l’heure où l’on regarde en soi-même, à l’heure où l’on souffre, à l’heure où l’on doute, à l’heure où l’on meurt, on est seul. La différence, c’est qu’elle en a conscience, et cela depuis son enfance.

Cela ne l’empêche pas de vivre, de rire, d’aimer, de rêver, de créer. Cela ne lui laisse pas en permanence un nœud dans l’estomac, cela ne la rend pas indifférente au jugement d’autrui, cela lui donne même une dose d’humour, souvent noir comme celui qu’ont parfois développé les déportés pour arriver à rire d’eux-mêmes, à rire de leur situation pour s’aider à la supporter.

Elle n’est pas du genre ermite, mais elle aurait aimé vivre dans une maison troglodytique, adossée à une montagne ou une falaise rocheuse pour l’impression de sécurité que cette situation lui aurait procurée. Elle ne vit pas en recluse, la maison qu’elle habite est accueillante, agréablement décorée, ouverte aux amis auxquels une chambre est réservée. Elle se fait d’ailleurs un plaisir de partager ses confitures, ses boutures, ses connaissances et ses savoir-faire.

Elle aime modérément « le monde », a souvent du mal à se mettre au diapason des ambiances au-delà-de quatre à cinq personnes ; elle se sent alors légèrement en retrait, en décalage ; oh, les autres ne se rendent compte de rien car depuis toujours elle sait donner le change, montrer ce que les autres ont envie de voir. En général elle se fond dans le paysage, se cache dans ses vêtements, souvent un peu trop sombres,  souvent un peu trop grands, comme les ados ; parfois, les jours « fastissimes », elle est capable d’arborer une tenue fantaisie, ou bariolée, mais c’est si rare que ça ne vaut pas la peine d’en parler. Son rêve aurait été d’être invisible, de traverser la vie sans que personne ne s’en aperçoive.

Plus jeune quand elle se baignait, son plus grand plaisir était d’arriver très tôt, de pénétrer en douceur dans l’eau, de façon à tout juste en faire frémir la surface. Elle aimait également s’éloigner du rivage et faire la planche de longues minutes, comme si la mer était un vaste lit douillet qui l’accueillait ; ses oreilles immergées la coupaient alors du monde des humains et de ses gesticulations et l’entraînaient dans une autre dimension, où la précipitation n’existe pas, où les bruits sont atténués et perceptibles de très loin. Puis elle se retournait, se mettait à plat ventre et grâce à son tuba, comme posée à la surface de l’eau, restait un temps encore plus long à regarder le fond de la mer ; elle avait remarqué quelques rochers posés sur le sable où, arrivant très tôt le matin, elle pouvait apercevoir une raie ; elle savait qu’il n’en était rien, mais elle se plaisait à se dire :  «Allez, je vais à mon rendez-vous avec ma copine». Elle adorait ces instants où l’animal évoluait à quelques mètres d’elle avec une grâce, une aisance, une élégance qui la fascinaient. Elle suivait des yeux d’autres animaux, elle admirait la perfection des bans de poissons qui évoluent et infléchissent leur trajectoire comme s’ils n’étaient qu’un, mais rien n’égalait à ses yeux le ballet de la raie. Il lui fallait bien ensuite revenir « sur terre », elle attendait pour cela que le soleil sur son dos ne soit plus supportable, elle revenait alors lentement, se réhabituant peu à peu au bruit du monde, aux cris et aux ébats des autres baigneurs, mais c’était pour mieux s’allonger à l’écart sur sa serviette et s’isoler de nouveau, cette fois-ci dans un livre.

Elle ne se baigne plus maintenant car le regard des autres sur ses rondeurs lui est insupportable, ou peut-être est-ce de son propre regard qu’il s’agit, et puis cela fait si longtemps qu’elle ne va plus à la mer ; ce qu’elle aimerait, c’est une île déserte, mais elle n’en a ni les moyens ni l’envie réellement chevillée au corps car elle sait bien qu’après une ou deux semaines de solitude, les autres lui manqueront, finalement elle ne sait pas ce qu’elle veut, elle se sent comme d’habitude à contre-courant. Elle aime les autres, mais elle a une telle crainte d’être blessée ou oubliée, de ne pas trouver sa juste place qu’elle préfère se vivre solitaire.

Elle est comme ça !!

La voiture

Consigne : C’est la photo ci-après :  le film commence comme ça. Au début, plan fixe sur la route vide, on entend un moteur au loin. Le bruit augmente et soudain cette voiture entre dans le champ (de la caméra).

Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Où va cette voiture ? Quelle est l’histoire ? Qui est cette personne au volant ?

C’est le début de l’histoire…

Capturer

« Non mais attends, je rêve, c’est quoi cette bagnole ? J’avais demandé une Aston Martin, merde !! J’veux bien qu’on fasse un film à petit budget, mais y’a des limites. Et Tonio avec sa bedaine et sa démarche de cow-boy, tu me l’as trouvé dans une pochette-surprise, celui-là ; avec toute la kyrielle d’acteurs qui cherchent du boulot, t’étais pas foutu d’en trouver un plus class’ !! J’te rappelle qu’il fait James Bond, tout de même.

Pareil, j’ai rien dit pour la cantine, mais tu diras à Mado qu’elle arrête de faire de la bouffe à l’ail et que Tonio n’s’empiffre pas comme un porc avant de tourner, la Brigitte, t’as vu la tête qu’elle fait dans les scènes de baiser, elle doit tomber sous le charme et trahir son pays, j’te rappelle. Faut quand même que ça ait l’air crédible tout ça !!

D’ailleurs Brigitte, j’en parle pas. Déjà qu’avec le retard qu’on a pris avec la météo, on est obligé de biaiser dans les scènes de nu puisque Madame est tombée enceinte une fois engagée et que ça commence à se voir, j’dis rien parce que c’est une copine au financeur, mais quand même. En plus elle nous fait le coup des nausées et tout l’tintoin, j’en peux plus moi d’son cinéma, j’sais bien qu’on tourne un film, mais quand même !!

Bon, on en était où là ? C’est quoi tous ces mômes ? J’ai accepté de dépanner Blanche en lui permettant d’amener ses sept mouflets sur le tournage, vu qu’les instit sont en grève et qu’elle a trouvé personne pour s’en occuper, mais c’est pas une raison pour que tout le monde en fasse autant, d’accord ?

L’perchiste, pardon, le perchman oui je sais, je suis de la vieille école, ça va ? T’as trouvé de quoi t’occuper ? Oui, Monsieur veut changer d’boulot parce qu’il s’est fait une tendinite soit disant parce qu’on avait bossé plus de 3 heures d’affilée un dimanche, non mais c’est quoi cette bande de bras cassés, là ? C’est plus James Bond dans les Rocheuses, c’est James Bond chez les Branquignolles !!

Allez tout le monde, on y retourne, et j’veux pas 50 000 assistants pour les scènes de baise et juste le minimum syndical quand c’est habillé, des mouches autour d’un pot de miel ceux-là, on dirait qu’ils ont jamais rien vu, ou jamais rien fait, va savoir !!

Allez, silence, on tourne !!

Quoi non ? La script a perdu son script !! Mais elle a qu’à se l’attacher autour du cou, ou alors s’le faire tatouer, je sais pas, moi. Bon, ça y est, elle l’a récupéré, ça va, c’est raccord ? On va y aller, attention !

Allez, silence, on tourne !!

Quoi encore, j’veux plus qu’on m’dérange, j’avais dit. Ah, c’est toi ma puce, qu’est-ce-que tu veux, ma p’tite chérie ? Des idées pour ta dissert sur une super-héroïne, mais j’en sais rien, moi, j’suis pas scénariste, j’suis réalisateur, va voir ta mère !!

Allez, silence, on tourne !!! »

Journal de Supermimie

Consigne : Vous êtes un super-héros/super-héroïne. Vous êtes évidemment doté d’un super-pouvoir. Et chaque soir en rentrant, vous écrivez le récit de votre super-journée dans votre super-journal intime

– Aujourd’hui 1er janvier 2014, je commence mon journal de Supermimie. Depuis une semaine que j’ai découvert en travaillant sur ma généalogie les superpouvoirs que m’avait légués ma quadrisaïeule Louise Doyon, j’ai bien réfléchi et décidé avant toute chose de remettre de l’ordre dans le vaste monde et d’en rendre compte jour après jour ici-même.

– 2 janvier 2014 : jour chargé s’il en fut : j’ai longuement réfléchi aux problèmes du monde et à leur origine ; mes super-pouvoirs m’ont permis de lire en une matinée les ouvrages des plus grands économistes et les œuvres des philosophes de l’antiquité à nos jours, de les analyser et d’en faire la synthèse. Je me suis ensuite penchée sur les religions et le bouddhisme, j’ai rencontré en fin d’après-midi le Dalaï Lama et les plus grands Yogis, tout cela grâce ma capacité toute nouvelle à réduire ou augmenter la durée du temps et à me téléporter selon mes besoins. Puis j’ai encore longuement réfléchi, pesé le pour et le contre des nombreuses idées qui me venaient, et j’ai enfin tranché et pris les décisions que je vais appliquer dès demain

– 3 janvier 2014 : aujourd’hui je me suis amusée comme une petite folle : j’ai réparti équitablement toutes les richesses du monde : chaque habitant de la terre dispose désormais de la même somme que son voisin et j’ajoute un pare-fou : on n’a pas le droit de s’enrichir au-delà d’un certain montant qui équivaut au prix moyen d’une maison ; ainsi je mets fin à la misère, aux licenciements décidés par les actionnaires de grands groupes en quête d’encore plus de bénéfices, à la déforestation liée à des ambitions financières, à la culture du pavot et autres plantes hallucinogènes en vue du commerce, au blanchiment d’argent, aux paradis fiscaux, au vol du sac des petites vieillles quand elles sortent de leur banque et à toute violence liée au manque d’argent et surtout, surtout aux ambitions démesurées de nombreux habitants de notre bonne vieille terre. On ne parlera désormais plus avec condescendance de pays sous-développés, en voie de développement ou émergents. Chaque état disposera des mêmes richesses, rapportées à son nombre d’habitants.

– 4 janvier 2014 : corollaire de mes décisions prises hier, se sont éteints certains foyers de guerre qui flambaient ça et là : si l’on ne veut plus l’argent du voisin, un grand pas en avant est fait en faveur de la paix. Mais il restait tant d’autres causes de troubles que j’ai dû retrousser mes manches : j’ai supprimé les religions car elles sont ou ont été, voire seront, cause de tant de souffrances et de massacres, j’ai également supprimé l’idée de Dieu : comme on ne sait pas s’il existe, j’ai tranché dans le vif et décidé qu’il n’existait pas. Si vraiment il avait existé, il aurait fait il y a bien longtemps ce que je fais aujourd’hui. Et d’ailleurs il ne s’est pas manifesté après sa suppression en râlant ou en faisant gronder le ciel, signe qu’il n’était bien que l’opium du peuple. Par contre j’ai semé en chaque être vivant et à venir la graine de l’amour de son prochain. Dans la foulée, j’ai agrandi la surface terrestre d’un état : l’état d’Israël sur lequel j’ai transplanté tout ce que les juifs depuis le terrible épisode de la déportation dans les camps avaient construit ou travaillé en Palestine : les terres, les maisons etc. De plus et par précaution j’ai utilisé mes super-pouvoirs pour que chaque israëlien encore célibataire tombe amoureux d’une palestinienne et réciproquement. J’ai également changé à jamais les mentalités, de sorte qu’aucune race ou genre ne se croie supérieure aux autres, désormais l’égalité est la règle, et plus seulement sur le papier ou le fronton des édifices publics.

– 5 janvier 2014 : aujourd’hui le plus urgent à mes yeux étant fait, j’ai regardé comment tournait ce nouveau monde et j’ai fait le point des nombreux réglages à effectuer encore en promenant mon oreille attentive au dessus de tous les lieux d’assistance et d’écoute, des hôpitaux, des tribunaux, des prisons, des lieux de travail ; puis je suis allée faire un tour incognito au Fouquet’s et aux Restos du Cœur pour une ultime prise de température. Comme je suis devenue maintenant une apnéiste hors pair, j’ai fait un petit tour dans les Caraïbes pour prendre ma 2ème série de décisions dans le calme des abysses. Je n’ai pas pu m’empêcher au passage de resouder les plaques tectoniques, comme ça plus de tremblements de terre ni de tsunamis.

– 6 janvier 2014 : journée écologie, Dos Santos n’étant plus qu’un simple petit vendeur de graines depuis l’égale répartition des richesses, j’ai supprimé tout ce qui peut être transgénique. D’un battement de cils, j’ai toutefois transformé les champs dans lesquels poussaient du maïs transgénique et autres empoisonneries en cultures normales, pour que les cultivateurs « transgéniques » ne perdent pas le rapport de leurs champs en cours de rendement. Désormais, le monde mangera sain, fini les cerises importées à Paris en plein hiver, les surimis faits avec des déchets de poisson, les animaux à la chair pleine de déchets chimiques de toute sorte rejetés par les multinationales : le rouleau compresseur du gain est aux oubliettes, qu’on se le dise. Comme j’ai ramené toutes les entreprises à taille humaine, les effets sur l’environnement vont peu à peu commencer à se faire sentir. Au passage j’ai supprimé la chasse à la baleine, la pêche industrielle et  les filets de pêche qui ratissent le fond de la mer.

– 7 janvier 2014 : journée consacrée à la politique : j’ai créé une nouvelle constitution qui prévoit que partout dans le monde un homme politique fraîchement élu doit vivre pendant 3 mois avec l’équivalent d’un SMIC et pendant un mois l’équivalent d’un RSA ; il doit également vivre pendant un mois avec un handicap ( je l’autorise à vivre 4 semaines avec 4 handicaps différents s’il le souhaite). Il ne sera homme ou femme politique qu’à mi-temps et devra également avoir un autre emploi salarié à mi-temps, de façon à garder un pied dans la vie de chaque citoyen de son pays. J’ai également supprimé la langue de bois et installé dans le cerveau des hommes politiques une sonnette qui retentit chaque fois qu’ils mentent. J’ai beaucoup réfléchi et me demande si je ne vais pas rétablir une forme de royauté ; ainsi les politiques ne seraient pas préoccupés de leur réélection et agiraient sans chercher à plaire à leur électorat, mais oeuvreraient tout simplement pour le bien de tous. Dans la foulée, j’ai supprimé tous les avantages que se réservent les hommes politiques en matière d’indemnités, désormais imposables, de retraite, de régime de sécurité sociale etc : dans un même pays, chacun est maintenant soumis aux mêmes règles sociales ; j’ai étendu ce principe aux agents de la SNCF, de la RATP, que sais-je encore, qui partiront en retraite et paieront leurs voyages comme tout le monde, aux agents d’EDF, GDF qui acquitteront désormais 100 % de leur facture d’énergie et non plus 10 %. En un mot, j’ai refait la révolution et supprimé les privilèges. Quelle belle journée que celle-là,depuis le temps que j’en rêvais

– 8 janvier 2014 : j’avais le sentiment d’avoir déjà beaucoup fait, mais il y avait encore plein de petits détails que je voulais régler ; voici en vrac les différents points qu’il m’a semblé bon d’améliorer aujourd’hui:

– limitation des marges des intermédiaires du commerce

– suppression des consortiums, des multinationales

– création dans chaque état d’un ministère du bonheur et de l’harmonie et d’une adresse mail où chaque citoyen peut noter ses idées et propositions pour une vie meilleure, plus épanouissante et plus juste

– suppression de toute situation « pot de fer contre pot de terre »

– suppression des huissiers, je ne parle pas des guignols avec leurs colliers dorés aux portes de l’assemblée nationale, non, j’ai supprimé les affreux hommes en noir qui viennent saisir nos biens

– 9 janvier 2014 : journée consacrée à la santé en 1er lieu des femmes : j’ai supprimé l’excision, l’hymen, les règles et les bouffées de chaleur,le viol et les rapports sexeuls non consentis. Puisque j’ai supprimé les religions, il n’est plus écrit nulle part que les femmes accoucheront dans la souffrance ; comme certains poètes disaient auparavant d’une femme enceinte qu’elle avait un polichinelle dans le tiroir, j’ai équipé les femmes d’une sorte de tiroir coulissant ; quand le bébé veut paraître, il frappe à la porte de ce tiroir, comme les 3 coups au théâtre et hop le tiroir s’ouvre.et il n’y a plus qu’à recueillir le bébé avec amour. Désormais il ne naîtra plus de bébés handicapés et chaque bébé naît avec un QI minimum de 100. J’ai également ajouté un gêne dans la dotation génétique de chacun : quand à la suite d’un accident ou d’une maladie, il y a amputation d’un membre, un autre repousse dans les semaines qui suivent, un peu à la manière des queues des lézards, idem pour les dents qui tombent, les neurones qui meurent, les tissus qui sont détruits etc. J’ai également supprimé la douleur, la souffrance, sauf celles qui permettent aux artistes de créer, le bruit de la roulette du dentiste qui désormais est remplacée par la musique du choix du patient, les piqûres, les soins douloureux : tout traitement est désormais un liquide inodore que l’on peut boire nature ou dans un verre de jus de fruit, je l’ai bien sûr conçu sans effet indésirable. J’ai également supprimé toutes les maladies graves : sida, cancer, sclérose en plaque, maladies mentales et démences séniles, lèpre, tuberculose, rage etc. J’ai enfin instauré un droit universel aux soins, une suppression des dépassements d’honoraires ; j’ai réaffirmé le droit du patient à avoir des informations sur sa maladie. J’ai également transformé la mort, qui n’est désormais plus la conséquence d’une maladie ou d’un accident : ainsi maintenant tout humain mourra quand il n’aura plus envie de vivre, il pourra ainsi choisir son moment et partir sereinement. Enfin dernière action de cette journée : j’ai supprimé la prostitution et les proxénètes, ré-ouvert les maisons closes qui sont maintenant gérées par le ministère de la santé de chaque pays. J’ai également modifié les mentalités : l’employée d’une maison close sera désormais une fonctionnaire comme une autre ; et à propos de fonctionnaire j’ai également supprimé les promotions dites canapé

– 10 janvier 2014 : après la journée d’hier consacrée aux femmes et à la santé, je me suis intéressée aux enfants : il n’y a désormais plus de parents maltraitants, plus d’enfants non désirés. Tous les enfants naissent au sein de familles unies et sont élevés en recevant un amour suffisant pour qu’ils aient confiance en eux une fois devenus adultes. Tous les enfants de la terre ont un même droit à l’éducation et à la culture. Pendant la scolarité, j’ai instauré l’apprentissage automatique d’un instrument de musique et d’une activité manuelle. Pour les travaux et contrôles des élèves, j’ai créé un système de double notation : une 1ère note sanctionnera le résultat et une 2ème sera relative aux efforts et au mérite de l’élève. Par ailleurs j’ai décidé que toutes les matières auraient le même coefficient aux examens. Je souhaitais que les enfants aillent étudier avec envie et qu’ils soient pleins d’appétit pour les enseignements qu’ils vont recevoir. J’ai rétabli des classes à très petit effectif et j’ai fait en sorte que l’école ne soit pas un remplissage de têtes, mais surtout un lieu d’ouverture des esprits et de découverte de l’art, de la vie et de ses possibles.

– 11 janvier 2014 : j’avais décidé de consacrer cette journée au rapport au temps : ainsi j’ai créé un temps qui soit en quelque sorte élastique : selon la volonté de qui le vit, le temps peut s’accroître ou se réduire, j’explique : une heure de ménage ou sur le siège du dentiste durera par exemple 30 minutes alors qu’une heure passée à lire un livre palpitant ou à se promener dans un lieu délicieux en durera deux, ainsi tout dépendra de notre investissement dans l’activité suivie. J’ai également inventé la météo à la carte : si l’on est au cœur de l’hiver et que l’on souhaite vivre une journée de plein été, pas de souci, c’est possible d’un simple souhait ; par contre je ne sais pas encore comment cela va se passer au sein d’un couple quand l’un voudra une journée ensoleillée et l’autre de magnifiques flocons de neige, je vais voir comment tout cela se passe et j’apporterai de nouveaux réglages d’ici quelque temps si nécessaire.

– 12 janvier 2014 : pendant cette dernière journée à utiliser mes super-pouvoirs pour améliorer le monde, j’ai voulu m’intéresser au monde animal: désormais les mantes religieuses ne mangeront plus leur compagnon après l’accouplement ; puisqu’elles ont besoin de protéines pour leur futurs bébés, le mâle sera prévoyant et apportera un petit en-cas post-coïtal ; autre domaine que j’ai voulu améliorer : j’ai doté les punaises d’un orifice sexuel de sorte que les mâles ne les perforeront plus quand ils voudront s’accoupler. Comme j’ai toujours trouvé cela triste pour de nombreuses espèces, j’ai modifié le cours des choses : la mère (mais c’est parfois aussi le cas des 2 parents, par exemple pour les saumons) ne mourra plus après la naissance de ses petits. J’ai également réparé une grosse injustice de la chaîne alimentaire : je n’ai rien voulu modifier au fait qu’il y a une succession de prédateurs dans le monde animal, mais j’ai fait en sorte que désormais lorsqu’un animal en dévore un autre, il lui injecte un produit anesthésiant qui empêche la victime de souffrir et de se rendre compte de ce qui lui arrive. Dans la foulée j’ai également supprimé la chasse, le braconnage, la pêche et le pire du pire la pêche sportive qui consiste à pêcher le poisson et à le remettre à l’eau ensuite : le pêcheur a eu son petit plaisir égoïste au détriment d’un poisson qui ne demandait rien à personne, se sera bien souvent fait abîmer la lèvre et aura connu un stress maximum. J’ai également supprimé les combats de coqs, la corrida, les cirques, les zoos ainsi que toute forme de maltraitance envers les animaux, notamment les élevages en batterie ; j’ai enfin bannni tous les modes de cuisson où l’animal est encore vivant.

– 13 janvier 2014 : comme j’avais réglé jusqu’à présent beaucoup de questions qui m’avaient toujours paru importantes, je me suis ensuite écoutée et me suis occupée d’un domaine plus futile : la diététique : marre des régimes, j’ai décidé qu’une tablette de chocolat n’aurait pas plus de calories qu’un bifteck, que la gourmandise ne serait plus un péché ; puis j’ai repris le problème à zéro et décidé que chacun pèserait le poids qu’il souhaite, puis j’ai encore revu ma copie et arrêté que chacun serait vu par autrui non pas comme il est réellement, mais comme il aurait envie d’être.

Allez, j’arrête de tout modifier, je laisse les choses tourner quelques mois, et je reviens faire les derniers ajustements si nécessaire.

Et maintenant . je vais explorer mes tout nouveaux talents artistiques !!!

Mademoiselle Bazoche

Consigne : c’est une lettre que vous écrivez à l’une de vos idoles (réelle ou imaginaire).

Chère Mademoiselle Bazoche, vous avez illuminé trois années de ma jeunesse où je me sentais perdue, où vous flottiez comme un étendard qui m’encourageait à mille encablures devant moi.  Je ne peux repenser à cette période de mes études où vous étiez mon professeur de français et de latin sans une très forte émotion; vous étiez magnifique, douce, sensible et solide à la fois ; vous nous initiiez à la beauté des textes avec tellement de talent, de finesse, de sensibilité. J’ai plongé au cœur de tant d’œuvres qui me seraient restées inconnues ou neutres sans vous. Vous m’avez donné le goût de la lecture, de l’écriture ; vous m’avez appris le plaisir de partir en exploration dans l’univers des mots et grâce à vos délicieuses digressions sur l’étymologie, je ne peux maintenant décortiquer un mot pour en saisir le sens et l’essence sans penser à vous et vous remercier.

Mais cela vous tentiez de le donner à toutes mes camarades ; moi je vous dois bien plus encore, et cela vous ne l’avez certainement jamais deviné : dans la grande solitude dans laquelle je vivais alors, vous avez été la figure féminine qui m’a maintenu la tête hors de l’eau, contre vents et marées, comme une figure de proue au regard confiant à l’avant de mon navire qui coulait et que vous mainteniez à flot au fil de vos cours. Heureusement pour moi, j’étais dans une section littéraire et je devais vous « avoir » au moins six heures par semaine, j’aurais passé mes journées en cours avec vous si j’avais pu. Je revois encore certaines de vos postures, comment vous vous appuyiez délicatement sur un bord de table, comment vous croisiez vos bras, que d’images douces en contraste avec mon quotidien. Vous aviez une culture qui n’abaissait pas l’ignorant, un joli sens de l’humour, une voix que j’aimerais tant réentendre. Quand vous circuliez dans les allées, vous penchiez sur une élève, que de douceur et d’élégance virevoltaient alors dans la classe ; j’aurais été un garçon, je serais tombé raide-dingue de vous, comme on dirait maintenant. Oui, je vous aimais, je travaillais pour vous, plus que pour moi, je voulais vous faire plaisir par mes bons résultats et pour le mot gentil que vous auriez en me tendant ma copie corrigée. Vous avez représenté la mère que j’aurais voulu avoir, j’ai essayé de construire mon image féminine sous votre douce influence.

Je me demande si vous vous souvenez de moi ; il y a quelques années, j’ai cru trouver votre adresse et je vous ai écrit pour vous remercier de tout ce que vous m’aviez apporté, mais il n’y a pas eu de réponse ; l’adresse était-elle fausse, ne vous souveniez-vous pas de moi, je voulais tellement vous remercier … Je ne renonce pas et le jour où je mourrai, j’espère vous retrouver là-haut et vous dire tout cela de vive voix.

L’inconnu dans l’escalier

Consigne :  rentrant chez lui, tard dans la nuit, « A » trouve sur le palier quelqu’un qui dort ; il réveille le dormeur et lui enjoint d’aller dormir ailleurs, parce que c’est un endroit privé ici. Mais le dormeur lui demande de réfléchir, il habite loin dans la banlieue et a raté son dernier train : ne peut-il rester à dormir là, sans déranger personne (tout le monde dort dans l’immeuble), jusqu’au premier train du matin ?

Il n’a pas un sou en poche, argumente-t-il encore, il ne peut pas aller à l’hôtel, alors, que lui reste-t-il ? La rue, par ce froid ?

« A » tente pourtant de lui démontrer qu’il y a une possibilité, même faible, pour qu’il soit un rôdeur en quête de quelque mauvais coup, l’attendant peut-être pour lui régler son compte. Mais l’inconnu lui rétorque que dans ce cas il ne se serait pas endormi, ou l’aurait attaqué dans la rue.

Tous deux pèsent le pour et le contre.

Finalement, « A », ne trouvant pas d’argument décisif, accepte qu’il continue de dormir sur le palier, et se retourne pour mettre la clef dans la serrure.

Et l’inconnu choisit ce moment pour…

Rentrant chez elle, tard dans la nuit, Véronica trouve sur le palier quelqu’un qui dort ; elle réveille le dormeur et lui enjoint d’aller dormir ailleurs, parce que c’est un endroit privé ici. Mais le dormeur lui demande de réfléchir, il habite loin dans la banlieue et a raté son dernier train : ne peut-il rester à dormir là, sans déranger personne (tout le monde dort dans l’immeuble), jusqu’au premier train du matin ?

Il n’a pas un sou en poche, argumente-t-il encore, il ne peut pas aller à l’hôtel, alors, que lui reste-t-il ? La rue, par ce froid ?

Véronica tente pourtant de lui démontrer qu’il y a une possibilité, même faible, pour qu’il soit un rôdeur en quête de quelque mauvais coup, l’attendant peut-être pour lui régler son compte. Mais l’inconnu lui rétorque que dans ce cas il ne se serait pas endormi, ou l’aurait attaquée dans la rue.

Tous deux pèsent le pour et le contre.

Finalement, Véronica, ne trouvant pas d’argument décisif, accepte qu’il continue de dormir sur le palier, et se retourne pour mettre la clef dans la serrure.

Et l’inconnu choisit ce moment pour crier « Musique, maestro ! » et de la porte de l’appartement voisin, sort un chef d’orchestre, queue de pie, baguette à la main, et de toutes les autres portes de l’étage qui forme un oval autour du puit de lumière qui traverse les 3 niveaux de l’immeuble, sortent des musiciens en smoking : un saxophoniste, une contrebassiste, une flûtiste, deux  violonistes et un clarinettiste. Le chef  joue une mesure  à vide pour donner la pulse, puis la musique s’élève, subtile, toute en nuances. Personne ne se préoccupe de Véronica, abasourdie sur son palier ; au moment où elle fait quelques pas en avant pour profiter pleinement du spectacle, retentissent de l’étage supérieur les voix d’une douzaine de choristes. Quand Véronica se penche sur la rambarde pour les apercevoir, elle sent bouger derrière elle : c’est l’inconnu qui se déshabille en toute hâte ; manteau, chaussures, pull, tout semble vouloir y passer, il continue en enlevant son pantalon pour apparaître … en justaucorps. D’un bond, il rejoint le reste de la troupe de danseurs qui a investi le rez-de-chaussée et le 1er étage pour un superbe ballet où se mêlent toutes les passions de Véronica : la musique, le chant, le rythme et la danse à la Béjart. Unique spectateur d’une œuvre interprétée pour elle seule, Véronica s’emplit de toute cette énergie, de toute cette vitalité sans réfléchir, sans chercher à comprendre. Elle se laisse pénétrer par ce spectacle, elle est l’archet qui pleure sur le violon, la vibration de la contrebasse, la main qui termine le mouvement du danseur ; peu à peu son corps s’anime en cadence, ses pieds la démangent, elle ne résiste pas, elle pose en vrac son sac, ses clés, son manteau, ses chaussures et s’élance pour rejoindre la troupe de danseurs ; elle prend l’espace, virevolte et au moment où elle est tout près de l’inconnu, elle le reconnaît enfin, c’est Dimitri, l’homme de sa vie ; toujours dans le rythme et le mouvement, il ouvre ses bras en 2 ailes qui l’enlacent  et … elle se réveille sous les baisers de son mari : «  il est 7h, chérie, lève-toi, tu vas être en retard au travail … »

 

Imaginez une suite, VOTRE suite, en 30’, sans vous préoccuper forcément de la chute (mais pourquoi pas, si ça vous chante).

Choisissez le genre que vous voulez (polar ; fantastique ; conte ; comédie…) et les personnages que vous voulez (« A » et l’inconnu sont…).