Archives pour la catégorie Textes de chanson

Voici mes textes de chanson qui en général cherchent leur âme soeur : un compositeur !!

Aziz Lumière !!!!

AZIZ LUMIERE

 

Je suis la muse qui s’amuse

De tes baisers désabusés

Tu m’rends zinzin, tu m’électrises

Quand tu dégoises avec emphase

Des mots exquis ou très osés

 

Car tu zozotes, mon doux ami

Et tes « ze t’aime, mon trézor »

M’font rêver d’autres horizons

Pour être exacte, tu me rases

Et plus précise, tu me défrises

 

Des îles Marquises au Zimbabwe

De Zanzibar à Ozaka

Je désire aller musarder

Abuser des cieux azurés

Oser au hasard d’ mes envies

 

J’veux voir l’grand vizir à Izmir

Les paysans du Kazakhstan

Zénon, Zeus et Zarathoustra

Et les Aztèques et les Incas

Et les zoulous et les zombies

 

Je veux un zeste d’exotisme

J’ veux des amours et devenir

Calife à la place du calife

Zut y’a pas d’z dans cette phrase

Iznogoud is not very good

 

J’rêve de composer une musique

Qui arroserait le désert

Lézarderait les murs des zoos

Désinhiberait à loisir

Les tristes zizis assoupis

 

J’veux danser le zouk sur les zincs

Semer l’bazar à l’Elisée

Boire du gin-fizz sur la banquise

M’égosiller à chanter jazz

Stripteaser sous les alizés

 

Vous avez saisi mes amis

Les phras’s sans z me rendent morose

J’ai besoin d’la musique des mots

J’me gargarise de sons exquis

Qui me conduisent à l’extase

Au Guilvinec

Au Guilvinec

 

Au port de pêche du Guilvinec,

J’ai rencontré de drôles de mecs

 

Des marins sur leur chalutier

Qui doiv’ pas connaît’re leur métier.

Ils s’prenn’nt pour des agriculteurs

Ratiss’nt la mer avec vigueur,

Faisant main bass’ sur tout c’qui traîne,

Obéissant au capitaine

Qui pour survivr’ n’a pas d’aut’choix

Que d’vider la mer d’ses anchois

 

Au port de pêche du Guilvinec,

Les marins c’est pas des blanc-bec

 

3 heures du mat’, ils partent en mer

Bien qu’elle soit plus très nourricière,

Redorment quelques heures à fond’cale,

Dans un confort très monacal,

Le temps d’arriver à l’endroit

Qu’ils espèrent bourré de baudroie.

La mer pour eux, c’est pas la plage

Mais leur remède anti-chômage

 

Au port de pêche du Guilvinec,

Les gars pour gagner leur bifteck

 

Ils remontent chalut sur chalut

Des pas bien pleins, des guère joufflus.

Ils vident tout sur un grand carré,

En gardent 1/3 pas écoeurés

D’avoir à j’ter par-dessus bord

Les 2/3 de leur pauv’ trésor :

Les trop petits, les écrasés

Les invendables à la criée

 

Au port de pêche du Guivinec

Les marins, l’temps ils font avec

 

Jour après jour, qu’il pleuve, qu’il vente

C’est pas ça qui les épouvante

Ils tolèrent tout, la flotte, le froid,

La fatigue et la peur parfois,

D’vivre en ciré à moitié g’lés

Malgré les cafés avalés.

Ils sav’nt les risques de naufrage

S’disent : plutôt ça qu’être au chômage

 

Au port de pêche du Guilvinec,

Les gars font pas d’salamalec

 

Ils savent qu’ils n’seront jamais riches

Même s’ils nous laissent la mer en friche

Les mouettes ne les font plus rêver

C’est la mer qui les fait crever

Dans leur cœur ils n’ont plus d’espoir

Et quand ils rentrent chez eux le soir

Ils s’taisent et savent que leur métier

Meurt en même temps qu’les chalutiers.<

Ma réclamation

Ma réclamation

 

Presqu’un an déjà mon amour

Qu’on vit ensemble et que chaque jour

 

Maintenant qu’t’es plus citadin

J’attends que tu bêches le jardin

J’attends que t’isoles le grenier

J’attends qu’tu plantes un cerisier

J’attends que tu poses les bordures

J’attends que tu fasses la peinture

 

Presqu’un an déjà mon amour

Qu’on vit ensemble et que chaque jour

 

J’voudrais qu’ t’installes ton établi

J’voudrais qu’t’ailles à la déchett’rie

J’voudrais qu’tu fabriques un placard

J’voudrais qu’tu ranges tout ton bazar

J’voudrais qu’tu tries tes vieux dossiers

J’voudrais qu’tu fasses tous tes papiers

 

Presqu’un an déjà mon amour

Qu’on vit ensemble et que chaque jour

 

Tu ouvres un œil et tu t’dis quoi ?

Tu te dis qu’dehors il fait froid

Tu grasse-matines au fond du lit

Tu r’touches tes photos sur l’ordi

Tu te ballades sur internet

Tu joues d’la guitare à tue-tête

 

Presqu’un an déjà mon amour

Qu’on vit ensemble et que chaque jour

 

Tu t’répands sur le canapé

Tu roupilles devant la télé

Tu procrastines avec ardeur

Tu regard’s s’écouler les heures

Tu es le roi du farniente

Tu vis ta vie, pas tourmenté !!!

 

E pendant tout ce temps-là, moi

Je rong’ mon frein et j’me dis quoi

 

De quel droit lui’imposer ma loi

Et le vouloir tel qu’il n’est pas

Pourtant au creux de ma ptit’ tête

J’enrage, je peste et je tempête

Et pour me mettre à l’unisson …

J’musarde et j’écris des chansons !!!!

 

Ose

Ose

 

Ose

Vis comm’ tu n’as jamais pensé

Pense comm’ tu n’as jamais osé

Ose comm’ tu n’as jamais rêvé

 

Ose

Ne te soumets plus au passé

Lâch’ toutes tes vieilles pensées

Dépass’ tout ce qui t’a blessé

 

Ose

Arrêt’ de jouer les éteignoirs

Lav’ les douleurs de ta mémoire

Regarde au-delà-du miroir

 

Ose

Ne te crois pas si inférieur

Fais-toi confiance, oublie ta peur

Ecoute ta voix intérieure

 

Ose

Ouvre les yeux et souris-moi

Prends le droit de suivre ta voie

Laisse venir cet autre toi

 

 

Ose

Entre dans la vie et jubile

Découvre ton côté futile

Le plaisir est dans l’inutile

 

Ose

Mets de la couleur dans ta vie

Ose voir toutes tes envies

Aie soif de désirs assouvis

 

Ose

Délaisse les sentiers battus

Va déboulonner les statues

Tant pis pour les ligues de vertus

 

Ose

Tout au fond de toi ça scintille

Vois ces mille étoiles qui brillent,

Ces bulles de vie qui pétillent

 

Ose

Ouvre-toi à tous les possibles

Fais-moi sauter tes vieux fusibles

La vie est là, bien accessible

 

Ose

Regarde comme la vie t’attend

Je sais, tu piaffes, c’est excitant :

Tu as attendu si longtemps !!!

Sur la trace de mes aïeules

Sur la trace de mes aïeules

 

Marie, Antoinette et Julie,

Grands-mères à jamais endormies,

Tant d’années passées sans penser

A vous connaître, à vous chercher,

Tant d’heures tristes égrenées

Sans penser à me réchauffer

A votre protection magique,

A votre amour fantomatique.

Vous étiez où toutes ces années

A ne pas être à mes côtés,

Attendant que j’fasse la démarche

De mettre mon passé en marche ?

 

 

Perrine, Claudine et Victoire,

Aïeules sorties de nos mémoires,

Si je m’étais ouverte à vous,

Vous m’auriez dit des mots si doux ;

Vous m’auriez aidée à tenir,

A tout traverser sans faiblir.

Je n’aurais plus été inquiète

Que le ciel me tombe sur la tête.

Je vous aurais sues attentives

Depuis les cieux sur le qui-vive,

Prêtes à faire rugir le tonnerre

Si l’on me déclarait la guerre.

 

 

Jeanne, Augustine et Henriette

Mères enfouies dans les oubliettes

Du temps passé et révolu,

Me voici chercheuse résolue

A vous ramener à la vie

Pour faire de vous mes bons génies.

Péronne, Guillemine et Georgaz

Denat, Bergerand et Dupraz,

Et vos vieux prénoms refleurissent,

Et vos noms inconnus surgissent,

Et me dévoilent la richesse

D’un ciel peuplé de mille déesses

 

 

Pernette, Charlotte et Victorine

Mamies dont je suis orpheline,

Merci de revivre pour moi

Présentes depuis l’au-delà.

J’entends vos pensées bienveillantes

Me dire que j’ai mille ascendantes.

Retournez dormir dans vos tombes

Car je ne suis plus seule au monde

Je vous ai réveillées, pardon

Je me croyais dans l’abandon.

Pour célébrer nos retrouvailles

Rendez-vous à mes funérailles.

 

V’là l’printemps

RE-NAISSANCE (ou V’là l’printemps !!!)

 

Dans le gris de l’hiver, une flaque de lumière

A jailli d’un bourgeon qui dormait tout ronchon

Un éclat de couleur qui s’est pris pour une fleur

Plumet d’feuilles vert fluo, qui pèt’ le renouveau

Dame nature s’éveille et tout d’suite, ô merveille :

L’artiste et sa palette en mettent plein nos mirettes

 

Dites adieu à l’hiver et changez d’atmosphère

Secouez vot’carcasse, ya le sal’temps qui s’casse

 

Et les bourgeons éclatent, et les feuilles jouent l’épate

La vie part à l’assaut du ciel bleu tout là-haut

Les grimpantes s’élancent et enlacent tout c’qui passe

Mettant l’feu aux tuteurs qui bourgeonnent de bonheur

Les graines se craquellent et germent de plus belle

Les asperges érectionnent et la terre en frissonne

 

Sortez de sous la terre et enivrez-vous d’air

Secouez vot’carcasse, ya le sal’temps qui s’casse

 

Moi j’attends pas les feuilles ! déclare bouffie d’orgueil

Un’ fleur de magnolia fana de Claude François

Moi non plus, j’attends pas, renchérit l’forsythia

Les fleurs à peine écloses s’maquillent et prennent des pauses

Les annuelles, fort coquines, cherchent à qui les butine

Les vivaces, plus bonasses, rêvassent et se prélassent

 

Faites preuve d’audace et sortez de vot’cuirasse

Secouez vot’carcasse, ya le sal’temps qui s’casse

 

La nature s’encanaille, c’est l’temps des accordailles

« Viens ici que j’te baise » dit l’lapin sur la braise

A sa nana crevée qui s’est fait tout l’clapier

Bien propret, le cochon astique son tire-bouchon

Ca coasse dans les mares, ça tortille du pétard,

S’déprave à qui mieux mieux : la nature est en feu !!

 

Sortez de sous la couette et venez faire la fête

Secouez vot’carcasse, ya le sal’temps qui s’casse

 

Ya pas qu’dans les basses-cours que l’on se fait la cour :

Dès les premiers beaux jours, c’est r’parti pour un tour :

Les filles s’mettent au régime, les gars commencent la frime

Les rires qui émoustillent, les r’gards qui déshabillent

Chacun sa partition, en avant l’grand frisson !!

L’été va être chaud, pas rien qu’dans les peep-shows !!

 

Déchirez vot’cocon, n’soyez plus un mouton

Secouez vot’carcasse, ya le sal’temps qui s’casse

 

Sortez de vot’cuirasse, prenez vos maracas

Vos flûtes et vos guitares, vos luths et vos cithares

Envahissez les rues, rejoignez la cohue

Des joyeux, des fêtards, des princes et des bâtards

Cassez vos habitudes, brisez vos certitudes

Venez fêter la vie, redécouvrir l’envie

 

Venez bouger vos fesses, la nature est en liesse

Secouez vot’carcasse, ya le sal’temps qui s’casse